
L’Église au Moyen Âge : Un pouvoir au cœur de la société, des arts et de l’éducation

L’Empire romain
La société romaine de l’Antiquité a duré plus de 2 000 ans. Au départ, elle n’était qu’un petit village dans la péninsule italienne. En 1 000 ans, ce village devient une métropole dominante qui impose sa vision à des millions de personnes autour de la mer Méditerranée. En 476, l’Empire romain d’Occident disparaît, submergé par les armées « barbares ». L’Empire romain d’Orient durera encore 1000 ans, jusqu’à la prise de Constantinople par les Turcs en 1453.
La civilisation romaine n’a pas toujours été un empire. Elle a été une monarchie, une république pour finalement devenir un empire. Vers 800 av. J.-C., la région centrale de l’Italie se composait de plusieurs villages qui bordaient les rives d’un fleuve que l’on appelle le Tibre. Le Tibre est un fleuve dont la source se trouve près du mont Fumaiolo et qui se jette dans la mer Tyrrhénienne (partie de la mer Méditerranée). Cette région, très active au niveau commercial, s’est développée plus rapidement que les autres régions sur le territoire italien. Afin de favoriser et faciliter les échanges commerciaux, les villages se sont peu à peu regroupés et ont ainsi formé la cité de Rome.
La rennaissance carolingienne
La société carolingienne se caractérise notamment par le renouveau d’une culture des élites commune au théologien et au législateur. Dans ce contexte de synthèse, des lettrés aquitains comme Smaragde de Saint-Mihiel et Claude de Turin inscrivent la charité et la justice au cœur de l’imperium christianum et requièrent du pouvoir l’application de telles vertus en matière d’esclavage. L’exhortation à la rupture sur ce point, finalement entérinée par les capitulaires de Louis le Pieux, semble être un vecteur essentiel de l’action ecclésiale en faveur des servi ; par cette évolution institutionnelle et malgré la persistance d’une mentalité esclavagiste, y compris chez certains de ses membres, l’Église favorise alors les progrès d’un certain humanisme.

